Vous avez dit Big Data ? Don’t Be Evil.


Avec l’émergence des nouvelles technologies et des nouveaux moyens de communications est né le concept du Big Data : l’idée est de pouvoir recueillir, traiter et analyser de très grands ensembles de données.

Considéré par les plus grands experts comme un événement similaire voire plus important encore que la révolution industrielle, son existence et sa pratique sont à considérer comme un bouleversement profond de notre société. Et bien sûr, comme c’est souvent le cas lorsqu’on parle de traitement de données à très grande échelle, avantages et inconvénients émergent rapidement.

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“Geoflow” for Excel: 3D Big Data Visualization Built on Bing Maps

Définition du Big Data

Une traduction simpliste du concept de Big Data consisterait à le voir comme un ensemble de données si volumineux qu’à ce jour aucun outil ne parviendrait à l’analyser : on parle ici de mégadonnées, de données massives ou de grosses données.


Ces données, dont l’estimation s’élèverait quotidiennement à 2,5 trillions d’octets (n’essayez pas de compter, le chiffre ne peut pas même être envisagé par une intelligence humaine), proviennent de notre propre utilisation d’internet, directe ou indirecte : réseaux sociaux, signaux GPS, enregistrements en ligne de toute forme (achats, transactions, adhésions), recherches sur Google, ou sources publiques (certaines sources de données sont dites « ouvertes », comme c’est par exemple le cas pour le portail data.gouv.fr).

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Data Center (via Librestock)

Avantages du Big Data

Dans une société parfaite, pouvoir appréhender des milliards de données humaines pourrait servir à mieux comprendre les besoins humains, dans le but évident d’y répondre plus efficacement, et plus rapidement. Par exemple, il a été souligné l’intérêt du réseau social Twitter dans une démarche dite infodémiologique : utiliser les données fournies par les technologies de la communication pour surveiller l’état de santé de population ciblées, et par là même orienter les politiques de santé publiques. Ainsi, lors d’épidémies de grippes ou de choléra, l’utilisation de ces données pourrait permettre une réaction plus rapide et adéquate.
Toujours dans l’idée d’une société parfaite, le traitement de ces données pourraient régler des conflits armés, appréhender des terroristes ou même prévenir certaines catastrophes naturelles. Sans aller jusque là on peut aussi citer l’exemple de Citymapper qui parvient à Londres à identifier les lignes de bus manquantes pour proposer les siennes. Ou Netflix qui vous fait découvrir de nouvelles série. Amazon vous proposer le prochain produit qui vous intéressera. Walt Disney World qui, grâce aux Magic Bands, peut gérer ses flux de visiteurs plus facilement.

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La réservation de FastPass+ est aussi possible via ces bornes compatibles Magic Bands.

Inconvénients du Big Data

Les exemples ne manquent pas et on peut même se demander si certains d’entre eux, comme Google ou Facebook, ne nous connaissent pas mieux que nous même ou que nos proches. Les très grosses entreprises se sont bien entendu emparées de ces nouvelles technologies de traitement de données massives pour affiner leur offre par rapport au comportement de leurs clients : les sites de e-commerce, les banques ou les compagnies d’assurance déploient ces analyses afin de rendre plus adéquates leurs offres par rapport à la demande des clients. Sur ce point, le constat est « gris » : d’aucuns y verraient une merveilleuse opportunité de faire mieux correspondre un marché aux besoins humains, d’autres souligneraient une démarche dangereuse dans la mise en pratique d’un capitalisme renforcé par la possibilité de pouvoir prédire jusqu’aux moindres mouvements des clients potentiels.

Mais plus encore que la question de l’impact marchand, c’est bien celle de la protection de la vie privée qui est une fois de plus mise sur la table : décrit comme un cauchemar absolu par certains, il est considéré que, mis dans la main de gouvernements, les pratiques induites par l’utilisation de ces technologies (supportées notamment par l’analyse d’intelligences artificielles dépassant de loin les capacités humaines) plongerait rapidement des peuples entiers dans des dérives despotiques ou fascisantes digne des plus horribles dystopies. Don’t Be Evil n’était-il pas le slogan informel de Google à ses débuts pour nous rassurer ?

Relevés de cartes de crédits, comportements sur internet ou dans la rue, achats de médicaments, photos postées sur les réseaux sociaux jusqu’aux Pokémon que vous avez capturé : tout pourra être analysé par le Big Data. Et les conséquences sont infinies : de l’employeur qui sait exactement ce que vous ne voudriez pas qu’il sache, de l’assurance qui élève ses prix à cause de votre addiction aux hamburgers ou de la banque qui vous refuse un prêt parce que vous avez avoué sur Facebook avoir dépensé votre argent dans des choses futiles, tout pourra être lu, et analysé.

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De Cambridge Analytica au Digital Labor / revenu universel. Ne devrions-nous pas être rémunéré pour nos données ?

On peut aussi se demander le danger de les confier majoritairement aux GAFAM américaines (et les autres). On a vu ce que cela a donné avec le scandale Cambridge Analytica et les Dark Post de Facebook qui ont eu une influence déterminante dans les dernières élections américaines. Au lieu de nous rémunérer pour nos données pour ce que l’on appelle le Digital Labor avec par exemple un revenu universel, on se contente de nous offrir des services qui ne valent pas tant.

Ainsi, comme souvent, le Big Data correspond à l’utilisation que l’on en a. C’est un outil merveilleux. Qui pourrait tout aussi bien être l’arme la plus puissante que l’homme ait un jour développée. À nous de choisir.

Et vous que pensez-vous du Big Data ?


A propos de Pascal Kammerer – Freelance Journalist, Videographer and Connected project manager.

English : I created this blog in 2002, followed by the Le RevoRama channel, I am also a 38-year-old father. As a true journalist, and a self-taught videographer I strive to write moderated and sincere articles respecting both the topics and the readers. Founder of the Rêves Connectés limited liability company, I have 20 years’ experience as a Project and Web Project Manager / Community Manager. You can find more information through these links leading to my portfolio and my Curriculum Vitae. As a freelancer, I am available to work on your projects. I love to write and to share. I am passionate about new technologies, the “connected”/customer/user experience, web and mobile projects, community management, e-commerce, storytelling, medias, culture, family entertainment and theme parks, tourism and everyday life. Feel free to contact me, whether it’s about this blog or for any other professional project!

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French : Créateur de ce blog en 2002 et de la chaîne Le RevoRama, je suis aussi un papa de 38 ans. Véritable journaliste et vidéaste autodidacte, j'ai à coeur d'écrire des articles mesurés et sincères, à la fois respectueux des sujets et des lecteurs. Fondateur de la SARL Rêves Connectés, j'ai 20 ans d'expériences comme Chef de Projets et Produits Web / Community Manager, vous trouverez plus d'informations sur ces lien avec mon portfolio et mon Curriculum VitaeFreelance, je suis disponible pour vos projets. J'aime écrire et partager. Je suis passionné par les nouvelles technologies, l'expérience "connectée" / client / utilisateur, les projets web et mobiles, le community management, le e-commerce, le storytelling, les médias, la culture, le divertissement familial et les parcs à thèmes, le tourisme ainsi que la vie citoyenne.

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