Saiyuki


Série, inspire du mythe chinois “la Légende du roi des Singes”

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Année de production, volume et durée :

  • saison 1 : 2000, 26 épisodes de 25 minutes
  • saison 2 : 2001, 24 épisodes de 25 minutes
  • saison 3 (reload) : 2003, 25 épisodes de 25 minutes
  • saison 4 (reload gunlock) : 2004, 25 épisodes de 25 minutes,
  • Producteurs : TV Tokyo – Studio Pierrot
  • Directeur : Tetsuya Endo
  • Character design : Noriko Otake
  • Musique : Daisuke Ikeda

L’histoire :

L’action se déroule dans le Togenkyo (paradis terrestre) ou humains et démons (yokais) vivent en paix et en harmonie.

Malheureusement, dans l’ombre se cachent les serviteurs d’un ancien démon, nommé Gyumao, qui fut vaincu et dont le corps a été brûlé dans le TenJiku, par les dieux du ciel. Les serviteurs utilisent une énergie interdite, dans le but de corrompre les yokais et la répandent sur le Togenkyo. A partir de ce moment, les démons retrouvent leur folie, leur rage et redeviennent des monstres belliqueux.

Le but des fidèles est de ressusciter Gyumao, ou plutôt de le libérer, dans le mesure où son corps d’immortel est emprisonné. Dans ce but, les démons se mettent à la recherche des sutras ; des écritures divines, capables de briser les protections de la geôle.

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C’est alors que les dieux font appel un à moine, assez spécial, nommé Sanzo et lui confient la tâche de se rendre à l’Ouest, en direction du Tenjiku. Sanzo devra durant ce long pèlerinage, garder et protéger les sutras, tant convoités par les yokais. Il sera aidé dans sa quête par trois personnages, mi hommes mi démons, ayant tous, des capacités spéciales…

Saiyuki est une libre, vraiment très libre interprétation de l’histoire originale, que vous pouvez retrouver sur nos pages, du jeu « Saiyuki Journey West », sorti sur PSX en en 1999 au Japon (2001 aux US), reprenant assez fidèlement la légende du Roi des Singes.

Un petit mot tout de même sur cette fameuse légende. Cette dernière relate la vie d’un étrange enfant, mi homme mi singe, qui naquit dans un œuf, au sein d’une très vieille montagne. A sa naissance, le jeune garçon quitta la montagne et rencontra d’autres singes. Ces derniers voulurent élire pour roi, celui qui réussirait à traverser une puissante chute d’eau. Le jeune garçon, tenta l’épreuve et en sorti vainqueur. Il fut proclamé Roi des Singes (Son Goku).

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Son Goku décida de partir à l’aventure, à la recherche de secrets, voir de pouvoirs. Il rendit alors visites à Subodhi, qui lui apprit les secrets de la sagesse et de la connaissance. Puis, il décida d’aller rendre visite au Roi des Dragons, dans le but de lui demander une arme. Ce dernier lui confia un bâton magique (Nyoibô), ayant la faculté de s’agrandir ou de rétrécir à volonté. En d’autre terme, ce bâton pouvait s’élancer vers les nuages, ou tenir dans la paume de la main. Ensuite, le Roi des Singes voulu acquérir l’immortalité. Pour cela, il rendit visite au Roi des Morts, qui effaça les noms de tous les singes morts à travers le temps.

Ces voyages permirent à Son Goku d’engranger un grand pouvoir, mais cela inquiéta et agaça le Roi des Dragons, ainsi que le Roi des Morts, qui allèrent se plaindre auprès de l’Empereur Jade. Ce dernier envoya une armée pour stopper l’immortel, mais rien n’y fit. Pour le remettre dans le droit chemin, on lui confia différentes missions, qui ne furent que des échecs. Finalement, Bouddha décida de l’emprisonner sous une énorme montagne, où il pourrait expier et repenser à ses erreurs éternellement…

L’histoire ne s’arrête point ici et une délivrance voit le jour, 500 ans plus tard, sous les traits d’un jeune prince (peut-être le moine Genzo Sanzo), qui le libéra de sa prison. A partir de ce moment, Son Goku accompagna le prince vers l’Ouest, à la recherche des sutras. En chemin, ils rencontrèrent de nouveaux compagnons, qui allaient les aider dans cette fabuleuse quête ^_^.

Bon, nous en savons plus sur l’origine de cette légende, mais revenons un peu sur la série. Comme je l’ai dit plus haut, elle est très librement inspirée de ce mythe. Tout d’abord, l’action semble se dérouler à une ère jonglant avec la chine médiévale et une époque contemporaine. Les personnages ont été complètement relookés, rien à voir avec ceux de la légende.

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Procédons dans l’ordre :

– Genzo Sanzo : à l’origine un moine bon et compatissant, devient dans cette série un être violent, sans pitié, vulgaire, cigarette à la bouche et utilisant un pistolet pour tuer les yokais,

– Son Goku : reste assez fidèle à la légende, en conservant son côté glouton (oui, il a toujours faim, cela nous rappelle Dragon Ball, non ^_^) et est muni de son bâton. Dans la série, il passe un peu pour un niais tout de même, sous sa forme d’ado, alors qu’il est sensé posséder la connaissance et la sagesse.

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– Hakkai : dans le mythe, il s’agit d’un être mi homme mi cochon, glouton, qui ne sait résister à la tentation. Dans la série, son nom semble avoir été échangé avec celui de Gojyo. Le perso de la série, semble être le cerveau du groupe, en tout cas, le membre le plus réfléchit. Dans le mythe, son arme est une sorte de râteau, là il utilise des boules d’énergie.

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– Gojyo : Il a perdu sa forme de cochon, mais a conservé sa tentation…mais non fixée sur la nourriture, mais sur la gente féminine. Oui, dans la série, c’est le dragueur de la bande, fumeur et tout aussi violent et vulgaire que Sanzo. Il utilise une espèce de lance mécanique, enfermant des chaînes.

– Hakuryu : dans la série, il s’agit d’un petit dragon blanc, ayant la faculté de se transformer en jeep. Dans le mythe, nous rencontrons Shu Ryorin, la fille du Roi des Dragons, qui rejoint le groupe.

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Comme vous l’aurez compris, dans l’anime, le mythe a été entièrement remodelé et ne reste fidèle, en fin de compte, que dans la trame générale, c’est-à-dire la protection des sutras et le voyage vers l’Ouest. Il y a bien entendu bien d’autres différences, par exemple au niveau des personnages secondaires, mais bon, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, n’ayant vu que douze épisodes, de cette série.

Graphiquement, c’est assez bon, même si la qualité entre épisodes est inégale. Parfois certains persos sont vraiment bien dessinés, parfois…bref ^_^. La musique est assez rock, voir très rock, lorsque l’on découvre le générique (Wild rock) de la saison trois par exemple.

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Mon petit avis sur les quelques épisodes regardés. A la base, je connaissais déjà le mythe (pour avoir fait le jeu) et je connaissais également l’histoire de cette adaptation en anime. Honnêtement, j’avais des doutes quant à l’intérêt de cet anime. Je me demandais si j’allais pouvoir retrouver l’atmosphère du mythe ou du jeu. Bien pour tout dire, même s’il y a de nombreuses variantes, on est de suite attiré par cette série, qui nous en met tout de même plein les yeux et plein les oreilles. Les combats sont sommaires et rarement longs. En général, ils ne durent que quelques secondes, voir minutes lorsque l’on a de la chance. L’intérêt vient plutôt de l’interaction entre les membres du groupe.

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Bien évidement, je redoutais le côté vulgaire, donné à cette adaptation. Il est vrai que voir un moine, cigarette au bec, jurant à longueur de temps et utilisant une arme à feu peut vraiment surprendre. Pour passer outre, il faut noter que l’action ne se déroule point à une époque médiévale, mais mi contemporaine. Cela permet de faire passer la pilule et de ne plus se poser de questions. De ce fait, on accepte volontiers la libre interprétation de la légende du Roi des Singes et l’on se fixe sur les tribulations de cette fine équipe, sans cesse pourchassée par les yokais.

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Les personnages (enfin Sanzo et Hakkai tout particulièrement) sont assez sombres, se sont les plus virulents, les plus vulgaires et j’en passe. Pourtant, ce ne sont pas les moins intéressants, bien au contraire. On sent que sur leurs épaules, pèse un très lourd fardeau et qu’ils ont tous, dû se renforcer et se renfermer pour ne point perdre les pédales. Ne pas non plus oublier leur lourd passé, présenté dans cet anime.

L’humour est omni-présent, tout du long de cette aventure. On notera par exemple, Goku qui ne pense qu’à manger et dont le ventre cri famine à longueur de temps. On notera le très mauvais caractère du moine, qui n’hésite pas à menacer de son arme ses compagnons pour qu’ils se taisent….

Bref, des épisodes très sympathiques, que l’on peut aisément regarder séparément, sans obligatoirement avoir suivi l’ensemble de la série.

Un film nommé « Saiyuki Requiem » est sorti en 2001, suite à la première saison.