L’institut Ipsos a réalisé une enquête en ligne en décembre 2010 pour le compte d’Euro Disney / Disneyland Paris afin de connaître la place de la famille en Europe. Elle a été réalisée en ligne en décembre 2010 dans 6 pays européens (France, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Belgique), auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 individus âgés de 16 à 64 ans dans chaque pays (pour un total de 6126 personnes réellement interrogées).

Cette enquête révèle, outre le fait que Disney / Disneyland Paris est la marque la plus associée à la famille, avec un score global de 32% devant Mc Donald’s et Nintendo Wii (44% en France devant Nintendo Wii et Club Med), quelques résultats intéressants qui confirment ma propre intuition sur le sujet.

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La famille reste une valeur centrale en Europe. La plupart des personnes interrogées gardent un bonnes relations avec leur famille mais la conception traditionnelle tend à évoluer. Elles attendent de passer des moments procurant de la joie et des émotions. Mais, et c’est ce que je crois aussi, il y a une réelle frustration de ne pas pouvoir passer plus de temps avec sa famille ajouté à des regrets de ne pas avoir passé plus de temps avec ses propres parents. Disney est une marque fortement associée à cette notion de “joie en famille”. Cela expliquera donc aux plus sceptiques d’entre vous l’une des raisons qui font que j’y suis très attaché.

Bien sûr l’enquête révèle aussi des tensions familiales mais celles-ci restent occasionnelles. 50% des parents interrogés, dont les enfants ont quitté le domicile, les voient au moins 1 fois par semaine. Alors que ce chiffre est de 35% en France, il atteint 54% aux Pays Bas, et 57% en Belgique. Très majoritairement les sondés s’avouent au moins aussi proche, voir plus proches, de leurs parents ou de leurs enfants, depuis les 5 dernères années.

Mais la conception traditionnelle de la famille tend à évoluer. Alors que 40% des enfants pensent qu’il n’y a pas de fossé entre leurs valeurs et celles de leurs parents, les parents ne sont que 28% à penser la même chose. 52% considèrent que les relations entre parents et enfants sont plus difficiles que par le passé. En France (et aussi en Espagne dans une moindre mesure) 47% considèrent que leurs proches amis comptent d’avantage que certains membres de leur famille. Ce résultat est le plus élevé dans la tranche d’âge des 16/24 ans.

Les répondants indiquent que ce qu’ils apprécient le plus ce sont les discussions, les vacances et les week-end, aller ensemble à des fêtes familiales (Pâques, Noël, Anniversaires) et passer du temps autour d’un repas. Ceux qui vivent avec leurs enfants sont d’avantage focalisés sur les vacances, et les activités lié aux divertissements. 45% attendent de partager des moments faits d’émotions et de joie ce qui est partagé dans l’ensemble des pays interrogés. Ceux qui vivent avec leurs enfants sont focalisés sur l’envie de partager et découvrir quelque chose ensemble, ainsi que la transmission de valeurs et de traditions. 

Ce qui m’apparaît comme très important : 70% (74% en France) des personnes interrogées souhaiteraient passer plus de temps en famille. Cette frustration est encore plus importante chez les parents qui vivent avec leurs enfants car il atteint 79% ! Cela quelle que soit l’âge du répondant. Plus de la moitié indiquent passer en moyenne moins de 2 heures par jour avec leurs enfants et encore une fois cela particulièrement en France et en Espagne. Si une journée de temps libre leur était offert par semaine… à 33% elle serait passée en famille. Ce chiffre monte à 48% pour les parents qui vivent avec leurs enfants. 56% aimeraient passer un peu plus de temps chaque jour avec leur famille, le français étant plus particulièrement intéressé par une journée consacrée. 

Au niveau des regrets à 68% (73% en France) auraient aimés passer plus de temps avec leurs propres parents. 

Cette enquête, révèle à mon sens que le rythme de vie actuel ne nous permet pas de consacrer tout le temps que l’on souhaiterait à nos enfants. Le temps de travail, le temps de transports, sont autant d’obstacles. C’est pourquoi le temps des vacances est particulièrement apprécié, et cela explique certainement le succès des 35H auprès des cadres qui ont gagnés des journées de RTT. 

Il m’aurait intéressé d’aller plus loin et de savoir si ce sentiment était exacerbé chez les familles mono-parentales, et éclatées. Un parent qui voit très peu l’un de ses enfants suite à une séparation, doit certainement le vivre encore plus intensément…

Sur ce, bonnes vacances d’Hiver pour ceux qui en prennent ! 

En savoir plus : 

L’enquête complète (sous forme de 2 PDF) est disponible ici.