Le jour où, par amour, nous avons souhaité faire un dépistage dans un CDAG parisien… 4


Trois mois que nous sommes en couple, que nous nous aimons. Je vous en parlais sur cette précédente note : J’ai rencontré une Unixienne !

Tout en ayant confiance en elle, il était important pour moi, à ce stade de mon existence de lui soumettre l’idée de faire un dépistage VIH (“virus de l’immunodéficience humaine rétrovirus infectant l’homme et responsable du syndrome d’immunodéficience acquise : SIDA”). Elle a accepté.

Je ne l’avais jamais fait, si l’on omet le certificat prénuptial avant mon mariage (qui n’est d’ailleurs plus obligatoire). Pour elle ce n’était pas la première fois, puisqu’elle est donneuse de sang et de lait maternel. Je lui ai donc laissé l’initiative du lieu et du mode opératoire.

CDAG - Institut Fournier - 4400

Je fais partie de cette génération, née dans les années 80 (1979 pour ma part) qui a grandi avec la prolifération du virus du SIDA, et la forte médiatisation autour de ce sujet. Il me semble qu’elle était plus importante qu’aujourd’hui, et bien sûr je comprends tout à fait la nécessité de communiquer, d’informer, d’éduquer… toujours essentielle aujourd’hui.

Mais il en reste dans nos esprits l’idée que “faire l’amour” avec quelqu’un peut être synonyme de plaisir, d’amour, d’enfants … mais aussi de maladie, et de mort. Terrifiant de démarrer sa vie sexuelle ainsi n’est ce pas ? Un jour peut-être en serons nous débarrassés, mais aujourd’hui ce n’est pas le cas et se prémunir de ce risque est la seule chose à faire…


Il y a bien sûr les préservatifs masculins ET féminins pour se protéger (et qui font aussi office de moyen contraceptifs ce qui n’est pas tout à fait anodin),  mais il me semble qu’un couple appelé à durer et peut-être à avoir un jour des enfants, peut et doit faire un dépistage VIH (sans oublier les autres IST – Infections Sexuellement Transmissibles) … C’est pour moi une question de respect de l’autre, et une preuve d’amour. Je trouvais symbolique également d’y aller en même temps, dans une démarche commune.

CDAG - Institut Fournier - 4401

La question s’est donc posée de savoir où et quand faire ce dépistage. J’en ignorais tout ou presque.

Il y a plusieurs moyens, l’un d’eux est de passer par un CDAG : Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit. “Ils permettent à toute personne de savoir si elle est atteinte par le VIH, l’hépatite B ou C”.

Comme il était important pour moi, blogueur “Papa Citoyen”, de partager avec vous le besoin d’effectuer cet acte avec la femme que j’aime, mon souhait est aussi de vous raconter le déroulé. Peut-être cela pourra-t-être utile à certains, rassurer, informer…

Pour plus d’informations je vous invite à vous rendre sur ce lien, et le cas échéant à appeler les numéros spécialisés.

CDAG - Institut Fournier - 4403

Notre choix s’est porté sur le CDAG de l’Institut Alfred Fournier 25, boulevard Saint-Jacques – 75014 Paris.

Le lieu est aussi accueillant qu’il peut l’être dans ces cas là. L’accueil est poli et professionnel.

On vous remet un numéro qui vous permet de voir, anonymement et individuellement, un médecin (cela n’empêche pas comme ce fut notre cas d’y aller “au même moment”). Un court questionnaire est remis avant l’entretien permettant d’orienter l’entretien médical et d’obtenir des données statistiques. La matinée où nous y sommes allés l’attente a été très courte.

En attendant vous avez de la lecture, avec des fascicules très intéressants sur les préservatifs masculins ET féminins (j’insiste puisque personne ne parle jamais du second qui a son importance et ses avantages, la bande dessinée LES AVENTURES DE MAIMOUNA est à ce titre très bien réalisée et disponible en PDF ici), les “questions d’ados”, et “notre enfant est homosexuel”.

Le médecin vous reçoit ensuite et vous interroge afin d’évaluer les risques et prescrire le dépistage à effectuer (il peut y avoir, selon le CDAG, d’autres tests que le VIH effectués pour d’autres IST).

Puis vient la prise de sang, qui a été rapide. Le résultat peut vous être communiqué selon des délais variables en fonction du CDAG et de l’évaluation du risque par le médecin. Dans notre cas 3 jours. On vous remet une carte avec un code barre / numéro, la date et le nom du médecin.

Lorsque vous recherchez vos résultats, le médecin vous reçoit à nouveau, et vous les communique. C’est d’évidence très important d’être accompagné si le résultat venait à être malheureusement positif…


Vous aimez cet article ? Tenez-vous informé grâce à notre lettre d'information mensuelle

powered by TinyLetter

Pour notre part nous sommes heureux d’avoir fait ce dépistage dans ces conditions. 

Pour la petite histoire, ma fille de 6 ans m’a demandé le soir ce qu’était ce pansement avec cette “grosse bosse” sur le bras (le coton). Elle était inquiète. Je lui ai expliqué que deux adultes très amoureux peuvent faire un test pour être sûrs que tout le monde est en bonne santé. Elle a accepté cette explication, mais a tout de même profité d’une conversation téléphonique avec mon amoureuse pour lui demander si elle aussi avait eu cette piqûre ! 🙂

Je suis ravi de partager cette expérience sur le blog. N’hésitez pas à commenter.


Dépistage du SIDA : une démarche simple et… par mairiedeparis


A propos de Pascal Kammerer – Freelance Journalist, Videographer and Connected project manager.

English : I created this blog in 2002, followed by the Le RevoRama channel, I am also a 38-year-old father. As a true journalist, and a self-taught videographer I strive to write moderated and sincere articles respecting both the topics and the readers. Founder of the Rêves Connectés limited liability company, I have 20 years’ experience as a Project and Web Project Manager / Community Manager. You can find more information through these links leading to my portfolio and my Curriculum Vitae. As a freelancer, I am available to work on your projects. I love to write and to share. I am passionate about new technologies, the “connected”/customer/user experience, web and mobile projects, community management, e-commerce, storytelling, medias, culture, family entertainment and theme parks, tourism and everyday life. Feel free to contact me, whether it’s about this blog or for any other professional project!

Do you like this blog? You too can experience your connected dreams. Check out our web and social media services for all audiences.Thank you. Pascal.

French : Créateur de ce blog en 2002 et de la chaîne Le RevoRama, je suis aussi un papa de 38 ans. Véritable journaliste et vidéaste autodidacte, j'ai à coeur d'écrire des articles mesurés et sincères, à la fois respectueux des sujets et des lecteurs. Fondateur de la SARL Rêves Connectés, j'ai 20 ans d'expériences comme Chef de Projets et Produits Web / Community Manager, vous trouverez plus d'informations sur ces lien avec mon portfolio et mon Curriculum VitaeFreelance, je suis disponible pour vos projets. J'aime écrire et partager. Je suis passionné par les nouvelles technologies, l'expérience "connectée" / client / utilisateur, les projets web et mobiles, le community management, le e-commerce, le storytelling, les médias, la culture, le divertissement familial et les parcs à thèmes, le tourisme ainsi que la vie citoyenne.

N'hésitez pas à me contacter que ce soit au sujet du blog ou tout autre projet professionnel !

Ce blog vous plaît ? Vous aussi vivez vos rêves connectés. Découvrez nos services web et médias sociaux, pour tous. Merci. Pascal.


4 commentaires sur “Le jour où, par amour, nous avons souhaité faire un dépistage dans un CDAG parisien…

  • Galeiliante Anne Piccin

    Chouette a vous deux
    J’évite le commentaire Mièvre tout ca…Etape suivante de l’amour … le coté pixie heureuse pour son amie qui lui est cher.

    N’empêche que pour le don de LM, j’ignorais qu’il fallait un dépistage (enfin c’est logique tout ça… mais je ne savais pas… dans ma belgique les lactariums ne sont pas là… quelques maigre hosto accepte… mais tellement loin de chez moi)

    Le préservatif n’est pas non plus le moyen de controle des naissance le plus fiable. Y a des couteaux suisse… (trop de copine proche qui ont vécu ca, idem chez des amies)

    Belle étape suivante dans votre relation 🙂

    • Élodie Raynal-Melchy

      Le don de lait est régi de façon semblable au don de sang en ce qui concerne la sélection médicale des donneuses [note pour les lecteurs mâles : il n y’a pas de donneuR de lait :-)].
      Dans le cadre du don, c’est l’organisme de collecte qui gère lui-même les tests de dépistage, pour avoir un échantillon associé à leur lot (le lactarium donne une ordonnance de prélèvement sanguin), et pour ne pas faire peser sur la personne donneuse cet examen supplémentaire.

  • Sonia Laurent

    “Bravo” pour ce beau geste 🙂
    Je trouve la réaction de ta fille assez intéressante (surtout le fait qu’elle demande “confirmation” à Elodie 🙂 ).

    Concernant les petits livrets informatifs que ce soit pour les ados ou les parents, je trouve ça – évidemment – très bien, mais je regrette qu’on ne les voit pas davantage dans les salles d’attente des médecins généralistes (du moins, de ceux que j’ai consulté, j’en ai jamais vu) et seulement dans les centres de dépistages ou stands des assoc’ (Aides, Sidaction…) durant les manifestations préventives…

    • Élodie Raynal-Melchy

      La fille de Pascal (la grande, qui a six ans et demi) a de petits pansements lorsqu’elle a des égragnitures. Là, il s’agissait d’un “gros” pansement (le coton d’après prise de sang). J’imagine que la taille du pansement l’a impressionnée. 🙂

Les commentaires sont fermés.