Trois disques d’électronique atmosphérique, de l’esquisse captée dans un train à la grille de pads

J’ai fondé ce webzine, et Rê>ON est mon projet musical : une électronique atmosphérique faite de nappes lentes, de textures et de longues résonances. Depuis l’été 2025, je publie sur toutes les plateformes d’écoute, d’abord en singles, puis en disques : deux albums et un EP à ce jour. Je les rassemble ici du plus récent au plus ancien, en disant pour chacun ce qu’il raconte, comment je l’ai fabriqué et par où l’aborder.

Je compléterai cette page à chaque nouvelle sortie. Gardez-la en favori plutôt que de chercher le prochain disque dans les archives du site : c’est ici qu’il apparaîtra en premier.

Discomposed (2026), six titres pris au vocabulaire du studio

Paru le 5 octobre 2026, Discomposed est mon troisième disque et le premier au format court. L’EP Discomposed compte six titres sur Spotify, pour 27 minutes 59.

La liste se lit comme un glossaire d’atelier : Discomposed, Second Movement, Overdub, Half Step, Counterpoint et Common Time. Chaque mot désigne un geste de composition ou d’enregistrement, et chacun porte un second sens que le disque laisse trouver à l’écoute. Je n’en ai expliqué qu’un en détail dans la présentation de l’EP Discomposed : Half Step, le demi-ton. Les autres, je vous les laisse.

Le matériau tient en peu de choses : des nappes lentes, de longues résonances, presque aucune percussion. Les deux pièces les plus longues ouvrent et referment le disque, et l’arc va d’une forme qui se défait à la mesure à quatre temps, la plus simple qui soit.

C’est aussi le premier disque que j’ai fabriqué avec une surface à pads. J’ai composé le titre d’ouverture au clavier MIDI, les cinq suivants sur un Launchpad Pro MK3, dans le même logiciel et sur le même ordinateur. J’ai détaillé dans l’atelier ce que le contrôleur change à la composition.

La pochette part du logo de Rê>ON, coupé en deux moitiés orange et violette, sans titre ni nom d’artiste. La palette est celle que Léopoldine Kammerer a dessinée pour l’identité du projet. Pour commencer, lancez le titre d’ouverture : c’est celui que j’ai proposé aux éditeurs de playlists.

Chaque nouveau morceau de Rê>ON s’ajoute automatiquement à votre bibliothèque, le jour où il paraît. Suivre.

Les souvenirs connectés (2026), la mémoire et la machine

Paru le 17 mai 2026, Les souvenirs connectés est mon deuxième album. L’album Les souvenirs connectés réunit 19 titres sur Spotify.

J’y explore la fusion entre la mémoire humaine et la technologie, entre le passé et le futur, entre l’organique et le numérique. J’ai pensé la pochette sur cette dualité : des souvenirs intimes, presque tactiles, mêlés à des réseaux et à des flux de données.

Le premier album imaginait les rêves des machines. Celui-ci part des souvenirs humains et de ce qu’ils deviennent au contact de la technologie. Ma méthode, elle, n’a pas changé : j’ai capté les idées sur mon téléphone, souvent loin du studio, puis je les ai développées et finies dans Ableton Live.

Il occupe le milieu du catalogue, plus resserré que Connected Dreams et plus long que l’EP. C’est la porte d’entrée naturelle pour qui a aimé le premier album et veut entendre où la méthode a mené ensuite.

Connected Dreams (2025), si les machines rêvaient

Connected Dreams est mon premier album et le plus vaste. Ses morceaux sont d’abord sortis un à un en singles, à partir du 31 juillet 2025, avant d’être réunis dans l’album paru le 25 décembre 2025. L’album Connected Dreams compte 46 pistes sur Spotify : 23 morceaux et 23 interludes qui les relient.

Son point de départ tient en une idée : si des machines rêvaient, leurs rêves seraient faits d’inconsistances et d’imperfections, comme les nôtres. J’ai cherché ces imperfections au lieu de les corriger.

Une bonne partie des morceaux est née dans un train, sur mon téléphone, dans l’application Ableton Note : une nappe posée à même l’écran, une boucle qui tourne, un accident gardé parce qu’il sonnait juste. L’arrangement et les finitions sont venus ensuite dans Live, avec un retour au clavier MIDI pour quelques titres. J’ai raconté ce procédé dans l’article sur le carnet mobile derrière Connected Dreams.

Avec ses interludes, l’album se prête à une écoute continue plus qu’à la sélection de titres isolés. C’est le disque à lancer pour une longue session de travail ou un trajet.

Par où commencer selon le temps dont vous disposez

Les trois disques ne demandent pas le même temps d’écoute. Le plus simple est de choisir selon le moment.

  • Moins d’une demi-heure : Discomposed, d’une traite, au casque et à volume modéré.
  • Une heure de travail ou de lecture : Les souvenirs connectés, dans l’ordre de la liste.
  • Un long trajet ou une soirée : Connected Dreams, interludes compris, sans lecture aléatoire.

Dans les trois cas, évitez de couper les fins de pistes. C’est souvent là que la suivante se prépare, et c’est ce qui distingue un disque d’une suite de morceaux.

Trois disques, deux façons de capter une idée

Ce qui relie les trois disques n’est pas un son mais une méthode, et elle a changé en cours de route. Les deux albums partent du téléphone : je capte l’idée là où elle arrive, dans un wagon ou un couloir, puis je la finis au studio. Avec Discomposed, j’ai déplacé le geste vers le studio lui-même, avec une grille de pads qui sert à essayer des enchaînements plutôt qu’à les écrire note à note.

Le logiciel, lui, est resté le même : j’ai achevé les trois disques dans Ableton Live. Le fil commun tient dans un parti pris, garder l’accident. Une boucle trouvée par hasard dans un train, un accord découvert en tâtonnant dans une gamme verrouillée : ce qui reste sur le disque, je l’ai joué puis gardé parce qu’il sonnait juste.

Cette page n’est pas figée. Chaque nouvelle sortie y prendra place en tête, avec la même grille de lecture : ce que le disque raconte, comment il a été fait, et par quel titre entrer.

Écouter Rê>ON dans la playlist Electronica

Pour entendre Rê>ON à côté des pionniers et des artistes d’aujourd’hui, j’ai placé trois titres de Discomposed dans notre anthologie de la musique électronique des années 1950 à aujourd’hui, la playlist Electronica – Electronic Music Anthology. Elle est construite pour une écoute de bout en bout, de la musique concrète à l’ambient.

Tous mes liens d’écoute et mes réseaux sont réunis sur la page de liens de Rê>ON. Une question sur un disque, une proposition de collaboration ou de diffusion : écrivez-moi via la page contact.